J'ai surfé au Hana Hostel de Hiroshima

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J'ai surfé au Hana Hostel de Hiroshima
Avec la fin du voyage arrive le temps du bilan. Qui dit bilan dit statistiques. En dix mois de voyage, nous avons passé près de soixante-dix nuits chez l'habitant, une trentaine en hôtel/motel, quarante en camping ou dans le van, six dans l'avion, le bus ou à l'aéroport, soixante dans notre appartement à Münster et enfin une centaine en auberge de jeunesse ou guesthouse. Autant dire que nous avons l'habitude d'arriver dans un nouveau youth hostel. Quand notre réservation est vérifiée, c'est souvent le même logiciel qui s'affiche sur l'ordinateur de la réception. Ou plutôt devrais-je dire webiciel.


Tous en ligne

Le logiciel en question est Backpack Online. Il est édité par HostelWorld, le leader de la réservation d'hébergement bon marché dont nous avons déjà parlé dans un dossier. Il est présenté comme un online property management software. En bon français, cela veut dire qu'il permet de gérer une auberge de jeunesse au quotidien : les réservations, l'allocation des lits, le suivi des règlements, etc. Voilà qui explique le property management mais qu'en est-il de online software ? Pour une même notion, il existe une multitude de termes. Online software donc, mais aussi logiciel en mode hébergé, SaaS (Software as a Service), logiciel à la demande ou on-demand, browser-based ou web-based software. Chez Novius, nous avons toujours préféré le néologisme webiciel.

Le webiciel est un logiciel disponible en ligne. Il n'a pas à être installé, ni à être mis à jour. On y accède via son navigateur habituel. Les données ne sont pas stockées sur le disque dur de l'utilisateur mais sur le serveur de l'éditeur. Il est ainsi possible d'accéder au logiciel et à ses sauvegardes depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet.

Les webiciels ont fait leur apparition au début des années 2000. Parmi les premières applications pour ces logiciels nouvelle génération, le suivi clients ou CRM (Customer Relationship Management). L'un des pionniers du webciel est en effet Salesforce, célèbre pour son logo NO SOFTWARE. Ils avaient vu juste avec le SaaS. Dix ans après sa création, Salesforce réalise un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars. Ce n'est pas la seule success story du web-based CRM. Avec seulement un effectif de PME, 37signals a des revenus de multinationale. La société de Chicago est un farouche partisan des webiciels. Bien qu'aujourd'hui, ils n'aient plus vraiment besoin d'être promus. Ils sont partout de la bureautique (Google Docs) à l'infographie (Photoshop Express) en passant par la communication web (Novius !) et la gestion d'auberges de jeunesse.

A nouvel modèle technologique, nouveau modèle économique. Faire l'acquisition d'un logiciel puis acheter des mises à jour n'a plus de sens, le webiciel étant mis à jour en permanence. Ainsi, la plupart des éditeurs proposent leurs webiciels en location. Principal avantage pour le client : plus besoin d'investir une importante somme d'argent pour acquérir un logiciel. Principal incovénient : il faut payer chaque mois même si on utilise le logiciel depuis plusieurs années. Pour les éditeurs, ce revenu régulier favorise la mise en place d'une roadmap (plan de développement) pérenne.

D'autres éditeurs choisissent des modes alternatifs de rémunération. Google a intégré ces docs à son large panel de services en ligne gratuits. HostelWorld aussi propose Backpack Online gratuitement. Enfin presque. Les auberges doivent proposer au moins 15% de leurs lits sur hostelworld.com et une commission de 2,5% est perçue sur chaque réservation.

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